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 aucune échappatoire. (gwen & aelys)

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Harleen Quinzel
MessageSujet: aucune échappatoire. (gwen & aelys)   Ven 12 Aoû - 12:08


Aucune échappatoire


Gwen Redblood & Aelys Redblood


Une certaine fourberie se lisait dans ses yeux clairs, un sourire enfantin et puéril ornait ses lèvres, sa gorge était sèche, et lorsqu'on lui remplit ce qui lui servait de verre, elle ne put s'empêcher d'applaudir ce geste pourtant si simple. Aussitôt, assoiffée, elle porta le liquide à ses lèvres et le but d'une traite. Ses cheveux dont la blondeur frôlait la blancheur encadraient son visage pâli par les journées passées à ne rien faire si ce n'est quelques acrobaties. A peine un mètre plus loin, une silhouette féminine était recroquevillée dans un coin de la salle. Elle parlait, seule. Comme toujours. Elle rêvait chair fraîche et sang qui coule tandis qu'Harley, ainsi la surnommait-on, s'agrippait aux barreaux de sa cage. Elle se mordit doucement la lèvre, et passant sa langue sur les barreaux froids, intima le gardien de s'approcher d'un bref geste de l'indexe. Aelys, dans son coin, restait cachée dans la pénombre où elle se plaisait tant. Le gardien, quant à lui, déglutit. Perplexe. Incapable de prendre une décision. Cette blonde aussi belle qu'elle put être ne lui inspirait guère confiance à se donner des airs innocents. Il la toisa de haut en bas, silencieux comme une carpe. Elle portait des vêtements blancs usés, couverts de quelques trous creusés par ses gestes trop brusques sur le tissu abîmé. De sa main aux ongles rongés jusqu'au sang, Harley vint nerveusement triturer sa chevelure, à l'arrière de son crâne, accompagnant ses mimiques d'un rire aux sonorités aigues.  Le visage collé à la porte de sa cellule, elle chuchotait à l'attention du gardien qui se contentait auparavant d'observer les deux internées distraitement:

" Oh, allez... Rapproche-toi, mon chou. Je ne te ferais pas mal c'est promis. Viens m'embrasser, mon lapin.  Un tout petit bisou. Personne ne saura. "

Résistant à la tentation de s'approcher, il regardait anxieusement le plafond, tentant désespérément de se convaincre qu'il n'irait pas venir l'embrasser. Il n'irait pas, il n'irait pas, se répétait-il mentalement. Pourtant, il vint. L'air décontracté, comme si sa venue n'avait de rapport avec les propos aguicheurs de la demoiselle. Il saisit le menton fin de la jeune femme et lentement, pour faire durer un plaisir non existant, avançait ses lèvres de celles d'Harley. Un cri. Un hurlement, même. Le gardien couvrit alors son visage ensanglanté de ses paumes de mains moites. La porte s'ouvrit sur les deux prisonnières de cellule, l'aînée brandissant la clé de la chambre. Alors qu'il allait embrasser la belle blonde, Aelys avait surgi pour venir lui mordre sauvagement sa joue. Osseuse, qu'elle la décrivit immédiatement d'un murmure imperceptible. Tandis que l'employé se tordait de douleur en appelant du renfort, Harley et Aelys sautillaient déjà dans les couloirs, à la recherche de la première fenêtre pour s'évader. Un jour, Batman avait décrit cet asile comme une passoire en raison des fuites innombrables qu'on lui reprochait. Pour une fois, Batman avait eu raison. Echapper aux employés, et fuguer hors de l'asile était aussi simple qu'un jeu d'enfants. Une sorte de chats perchés, où les prédateurs n'étaient autres que des matous paresseux. Tant qu'ils étaient payés, le sort de Gotham les importait peu. La lumière du jour qui s'infiltrait à travers une fenêtre entrouverte interpella finalement la cannibale qui poussa un cri de soulagement. Au fond du couloir, des pas vifs, rapides se faisaient entendre. Une dizaine d'hommes se découpaient dans les horizons gris de l'hôpital qui habitait les plus fous. Ils ordonnaient aux filles de revenir, de rester sagement dans leur cellule, car si on les rattrapait, ce que Batman ne saurait tarder de faire, ils sauraient leur faire payer leur affront. Soit, s'il fallait en être endettées, elles iraient malgré tout. Pour un peu de liberté. Un bout de liberté. Une matinée de liberté. Rien qu'une seconde, si c'était nécessaire. Cette évasion avait été prévue depuis quelques jours déjà. Aelys avait pour raison de vouloir croquer dans un Homme une énième fois, et Harley de prendre de ses nouvelles de son fameux poussin. Un coup de fil, et elle n'aurait aucun regret à être de nouveau arrêtée. Un baiser, et elle n'aurait aucun regret à être tuée. Ce fut ainsi que dans leur combinaisons blanches, les deux jeunes femmes escaladaient la fenêtre qui menait directement à la rue. Celle-ci possédait avant des grilles qu'un autre patient dans sa fuite avait sûrement tordu, à en voir l'espace qui avait été laissé. Aelys enjamba la première la frontière entre folie et réalité, et son amie s'ensuivit rapidement. L'air frais les balaya de plein fouet. Gotham. Gotham, Gotham... Des immeubles se dessinaient à perte de vue, les silhouettes se faufilaient entre elles dans un tumulte, mélange de vie et de peur. Devant elles, deux petits garçons d'une dizaine d'années jouaient à être le plus rapide. L'un en trottinette, l'autre sur un vélo. Pas le temps de réfléchir, d'une gifle bien calculée, Harley vira celui qui traînait sur le vélo, tandis qu'Aelys chassait son copain. Assise dans une position chancelante sur le vélo chancelant, elle pédalait malgré ça de toutes ses forces. Quant aux gardiens, ils semblaient avoir annulé leur poursuite, réalisant encore avec peu de conviction que les femmes pouvaient surpasser les hommes. Plus de préjugés, pour quelques heures en tout cas. A leur retour, ils sauraient largement profiter de leurs avantages en tant qu'employé sur les demoiselles. Elles avançaient à toute allure en direction d'une adresse. Une adresse qu'elles n'avaient cessé de se répéter les derniers jours. Une adresse qui leur était, à cette heure, vitale. Elles prirent leur engin dans les bras, et grimpèrent les escaliers d'un pas discret jusqu'au troisième étage. Là, une porte bleue, en bois, dont la peinture s'effritait au fur et à mesure que les années étaient passées. Sur la sonnette était inscrit ce nom qu'Aelys ne connaissait que trop bien: Gwen Redblood. Celle-ci qui voulait défoncer la porte fut rapidement calmée par Harley qui désirait ne pas être repérée avant d'avoir pu joindre son poussin. Du bout de l'indexe, elle actionna donc fortement la sonnette stridente jusqu'à ce qu'on lui ouvre enfin. Un jeune homme. Entre vingt et trente ans. Un semblant de barbe ornant son menton. Des yeux bleus grands ouverts d'étonnement. Harley se glissa dans l'entrebâillement de la porte, suivie aussitôt par Aelys qui se mit à grogner. Faisant vaguement tapoter sa main sur l'épaule de son amie, elle lui conseilla:

"Tout doux, ma bichette, j'ai un appel à passer d'abord. Bonjour, Harley. Oh, mais on s'est déjà rencontré, ahaha! Alors où est votre téléphone? "

Le numéro à appeler? Elle l'avait déjà oublié, mais jetant un bref regard à son poignet, il lui revint aussitôt. Elle l'avait taillé en italique de manière à éviter les veines. Elle serra la main de Gwen, sans qu'il n'ait eu à la lui tendre, et s'avança dans l'appartement qu'elle jugeait de haut en bas. Simple. Ca manquait de couleurs. Après quelques instants passés à surveiller les moindres recoins à la recherche d'une caméra, elle s'affala finalement sur le canapé qui trônait au milieu du salon, tout en tripotant l'une de ses mèches blondes qui d'un acte rebelle venait couvrir ses lèvres. Elle souffla sur celles-ci, avant de s'étendre sur le sofa et fermer les yeux. Soupirant de soulagement, elle déclara:

" On restera pas longtemps, hein. Hein, ma bichette? "


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Aelys Redblood
MessageSujet: Re: aucune échappatoire. (gwen & aelys)   Ven 12 Aoû - 22:41



Aelys tournait autour de son frère, elle ne l'avait pas vu depuis quelques temps déjà. Elle sentait les habits de celui-ci où était imprégné son odeur qui lui était si familière. C'est comme ça qu'elle faisait pour reconnaître une personne.

-Nous resterons peut-être une nuit ma bichette... Histoire de pouvoir appeler "ton poussin"... Quoi? Hihi je sais... Il a pris un sacré coup de vieux! Chuuuuut!

Aelys avait tendance à parler toute seule, elle seule comprenait ce qu'elle disait... Elle se dirigea vers le frigo et chercha quelque chose à se mettre sous la dent. Elle prit fermement la viande rouge et ferma la porte du frigidaire. Elle mordit sauvagement dedans laissant tomber quelques taches rougeâtres sur le sol. Elle n'y prêta pas attention et continua de croquer sauvagement dans le morceau de chair cru. Après les humains, c'était sa viande préférée.  

- Bichette? On fera quoi après avoir appelé ton ami...?

Elle parlait la bouche pleine de viande crue. Si quelqu'un osait la juger, elle le mangerait aussi-tôt. Le regard des gens ne lui faisait plus autant d'effets qu'avant, maintenant c'est comme s'il était inexistant. Elle avait vraiment changé. Pas la peine d'être savant pour le remarquer. Elle regardait Harley avec interrogation. Quant à son frère, c'était comme s'il n'était pas là. Elle était aussi chez elle après tout. C'était juste une question de temps, dans quelques jours, elles partiraint et elles ne reverraient plus Gwen. Quoi de mieux pour elle? Une vie tranquille sans que son frère "Monsieur le héros" ne vienne essayer de la ramener à la raison. Elle avait pensé plusieurs fois a le dévorer mais Harley n'avait pas voulu, pour elle, Gwen n'était que stratégie. Au moins ça leur faisait une belle planque. 

-Faudra que tu rachètes de la viande rouge la prochaine fois... Y en a plus! Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut! Hihi!

Elle riait seule, assise par terre en position fœtale. C'était comme ça qu'elle se sent le mieux.


Ne juge pas a l’apparence, je serais ton pire cauchemar.
N'essaie pas de comprendre ma folie
sinon tu iras me rejoindre a Arkham Asylum...
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Gwen Redblood
MessageSujet: Re: aucune échappatoire. (gwen & aelys)   Mer 17 Aoû - 19:03


Parmi les héros, il y a moi. Parmi les vilains, il y a moi.


Gwen Redblood & Aelys Redblood


Les jours se suivaient et s'enchaînaient sans arrêt. Ils se ressemblaient et rien d'inhabituel ne perturbait ce quotidien particulièrement ennuyant et épuisant. Néanmoins, la beauté de Gotham était sans cesse tâchée par des gangs, des hors la loi ou même des vilains. Mais chaque jour, chaque soir, un héros se levait pour empêcher ce genre de choses d'arriver, il affrontait alors ces personnes sans l'once de pitié, sans montrer la moindre sympathie afin de protéger les gens sans défenses de leurs assauts incessants. Cependant, depuis la désertion du grand et puissant Superman, les rues de cette pauvre ville étaient plongées dans le chaos, le mal gouvernait ce monde à présent, les héros se faisaient rare et peu d'entre eux pouvaient se rendre à tous les moindres recoins sans être submergés par la foule de vilains pouvant les attendre patiemment. Il existait, toutefois, une personne, un héros qui, détesté et haït par la foule et les innocents, pouvait rivaliser face à toutes ces horreurs. On l'appelait : Project S. C'était l'un des seuls dont la puissance de frappe, la force et la résistance approchaient celles du grand Superman. Seulement... Ce dernier ne se montrait pas. Il agissait parfois en de rares occasions, mais ne réagissait pas à tous les coups. Cet homme ne souhaitait pas intervenir dans les rues, il ne souhaitait pas se battre, il ne souhaitait pas être un héros. Mais malgré tout, Gotham avait besoin de quelqu'un pour la protéger, quelqu'un pour porter secours à la veuve et l'innocent, quelqu'un pour prêter main forte aux forces de la police. Peut-être que ce quelqu'un se montrera un jour...

Dans un appartement, au sein d'un bâtiment imposant au troisième étage de ce dernier, vivait un jeune homme. Il devait sans doute approcher les vingt cinq ans, un physique particulièrement imposant et musclé, entretenu quotidiennement à l'aide de nombreux exercices de musculation, sa musculature se développait aisément et en aucun cas elle se montrait timide. Bruns aux yeux bleus, ces derniers ressortaient alors plutôt bien grâce à la couleur sombre de sa chevelure assez courte, laissée dans un style assez décoiffé à vrai dire. S'ajoutant à ça un semblant de barbe, certainement tondu histoire qu'elle ne soit pas trop longue, vous avez alors un jeune adulte plutôt attirant. Même s'il semblait légèrement bronzé, il ne semblait pas être le genre de personne à sortir de chez lui très facilement, son regard se jetant sur une feuille blanche s'était totalement perdu dans l'immensité de ses pensées. Il semblait alors réfléchir. Imaginer peut-être un personnage qui pourrait combattre une horde de monstruosités pour protéger et défendre la population de la planète... Nous nous égarons que très légèrement. Gwen Redblood, voici qui était le jeune homme vivant dans ce petit appartement tranquille. Comment le savoir? Et bien, connu pour ses nombreux travaux et écrits, Gwen est un écrivain et auteur dont les romans ont souvent fascinés les petits comme les grands. Un style d'écriture agréable, évasif et même alléchant, il était capable de faire en sorte que même ceux qui n'apprécient pas son livre puisse le terminer grâce aux phrases et mots employés.

Stylo à la main et tasse de café dans l'autre, il patientait et attendait sagement que sa Muse vienne pour l'enlacer de ses bras fins et délicats afin de lui insuffler l'inspiration au creux de son oreille. Alors que sa patience était mise à rude épreuve, la sonnette de son appartement se mit à résonner dans le creux de ses oreilles à présent frémissantes. La surprise envahissant le jeune homme, il tourna d'abord son regard en direction de la porte et se leva finalement de sa chaise après avoir déposé sa tasse et le stylo sur son bureau. Il ouvrit la porte... Sa muse ressemblait donc à ça ?! Mais la surprise était telle qu'il ne semblait pas encore pouvoir entrer en mouvement pour laisser entrer ces deux personnes qui se tenaient actuellement sous ses yeux ébahis. Lorsqu'il reprit finalement ses esprits, ces dernières étaient rentrées chez lui et s'installaient déjà sans même lui demander son avis. Dans un premier temps, afin de ne pas attirer les regards des voisins, et encore moins des potentiels espions, il ferma la porte et la verrouilla afin d'empêcher quiconque de pénétrer dans sa demeure. Puis il se tourna vers les deux jeunes femmes qu'il connaissait déjà : Harley Quinn, une pensionnaire d'un asile sécurisé à cause de sa folie particulièrement élevée. Il l'avait déjà rencontré là-bas, sur place et était certainement la raison pour laquelle il avait abandonné le fait de faire revenir sa jeune sœur, également présente, à la raison. Aelys Redblood, devenue folle et cannibale après avoir prit un puissant coup de jus en voulant réactiver le disjoncteur. Ayant dû s'absenter ce jour là, il s'en voulait pas mal pour ce manque de prudence qui lui avait coûté sa sœur, mais il ne pouvait plus rien y faire, le passé, c'est le passé. Harley lui avait serré la main rapidement et vaquait à ses occupations tandis que sa sœur prit soin de vider son frigidaire de la viande rouge qui s'y trouvait.


- Alors, d'abord, j'aimerai savoir ce que vous faites ici. Vous n'êtes pas toutes deux censées être dans cet asile là? Bon... Ensuite, pourquoi être venues ici? Et puis... Oh et puis zut, faites comme chez vous. -

Parmi tous ce à quoi il pouvait s'attendre, voir débarquer ici deux des plus dangereuses criminelles de Gotham faisait partie des dernières. Plusieurs questions pourraient alors trotter les esprits de plusieurs lecteurs curieux, pourquoi avoir parlé de ce super héros prénommé Project S et ensuite de ce fameux Gwen Redblood ? Et surtout, pourquoi n'est t-il pas effrayé par l'arrivée de ces deux folles dans sa maison dont elles connaissaient l'adresse ? Et bien, l'adresse c'est simple, Aelys Redblood devait encore se rappeler de cette dernière malgré sa folie, car Folie ne signifie pas forcément Amnésie, c'est pourquoi elles ont certainement pensé qu'elles y seraient en sécurité. Mais pourquoi n'est-il pas effrayé ? Et bien, c'est assez simple aussi, ceci a été énoncé peu de temps avant aussi, il leur avait déjà rendu visite et savait qu'elles étaient dangereuses et vraiment folles, ce qui l'avait poussé à abandonner toutes tentatives de récupérer sa sœur et la ramener dans les chemins vertueux du bien. Mais maintenant, la question restant sans réponse, pourquoi avoir parlé de Project S alors qu'il n'apparaît pas ? Et bien, ça, nous le saurons très certainement plus tard, lorsque ce sera nécessaire. Pour le moment, revenons en à Gwen. Actuellement totalement dépassé par les événements, il semblait ne pas savoir quoi faire de ces deux femmes qui venaient de débarquer et de s'installer chez lui. Déjà, il n'était pas prêt à appeler la police, il aurait certainement été suspecté de complicité et ça n'aurait pas vraiment été une bonne chose. Et puis, elles auront largement l'occasion de l'en empêcher.

Finalement, prit de court, il haussa les épaules sans ajouter quoi que ce soit et se contenta de rejoindre le bureau sur lequel il travaillait avant l'interruption provoquée par ces deux jeunes femmes. Il reprit son stylo et but entièrement sa tasse de café dans un élan de légère frustration. Mais, contrairement à toute attente, l'inspiration venait de l'envahir et il put alors trouver de quoi écrire et rédiger sur cette feuille autrefois vierge et blanche. À présent, elle était assaillie par des gribouillis qui donnait sens lorsque l'on en lisait les phrases. Était-ce alors le début d'une nouvelle aventure ? Un récit sur un nouveau héros prêt à sauver le monde des méchants prêts à le mettre à sac ? Pour le moment, impossible de le savoir, nous le saurons que très tard, lorsqu'il aura terminé de l'écrire. De temps à autre, il jetait quelques coups d’œil furtifs sur les deux femmes, histoire qu'elles ne se fassent pas trop remarquer, qu'elles ne s'attirent pas trop d'ennuis non plus, ce qui risquerait de lui en attirer aussi par la même occasion. Cependant, il se posait tout de même une question. Pourquoi voulait-elle le téléphone ? Qu'il avait d'ailleurs totalement oublié de lui montrer. Il soupira et se leva pour indiquer la position de l'appareil. Parce que bon, sa maison n'était pas vraiment un bunker pour une réunion de super vilains. Il tenait quand même à la plupart des choses se trouvant dans son appartement, logique me direz vous.


- Et donc, à qui vas tu téléphoner Harley? Quitte à choisir, je préférerais qu'il n'y ait pas d'ennuis et qu'il n'y ait pas non plus de problèmes avec les autres non plus. N'attirez pas les regards. -


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Harleen Quinzel
MessageSujet: Re: aucune échappatoire. (gwen & aelys)   Lun 29 Aoû - 18:25


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Gwen Redblood & Aelys Redblood


L'amour existe. Il vagabonde dans l'air. Propre à l'être vivant, il est parfois bestial. Sauvage. Féroce. Violent. Mais l'amour n'est rien face à la passion. La passion se ressent, et ne se cache pas. Elle s'exprime dans chaque geste, chaque mot, chaque battement de coeur. La passion ne rend pas aveugle. Elle rend fou. On ne vit plus que pour une personne. Harley n'est pas amoureuse, elle est passionnée. Alors lorsque Gwen lui demanda qui elle comptait appeler, elle ne put contenir un rire qu'elle coinça entre ses lèvres. Des multitudes d'idées virevoltaient dans son esprit, fleurissant avec cette aise innocente. Elle jeta un regard en biais vers Aelys, recroquevillée en position foetale. Elle aussi riait. Rire était une façon narcissique, supérieure de se moquer de l'autre. Ne rien dire, et rire comme un clown dépourvu de blagues. La blague n'était pourtant pas dans les mots, elle était dans les gestes. Et Aelys qui dévorait la chair fraîche était un spectacle que son frère devait peiner à supporter. Harley n'avait pas de frère superhéros, mais une mère qui la rejetait. Ça lui avait tout d'abord déplu. Elle avait malgré tout fini par en rire. Parce que rire signifiait plus que s'expliquer. Dans son rire aiguë et euphorique, on reconnaissait ses pleurs. Harley pensait au Joker. À son influence. À sa domination. Et pendant un instant, elle voulut échapper à l'étau qui l'étreignait. Mais c'était stupide, et elle l'aimait. D'un ton las comme pour répondre aux voix qui semaient son doute, elle lâcha:

" Non je ne peux pas... Je sais ce qu'il fait. Mais je l'aime.  "

Entortillant sa mèche blonde sans s'en lasser, elle se décida à répondre au frère de son ami, qui encore une fois, n'avait su repousser la folie de sa soeur. Imbécile, songea-t-elle.

" Destresse. Ce n'est qu'un mafieux criminel. Enfin... , lâcha-t-elle en haussant les épaules. Moi, j'ai faim. Mais pas de viande rouge, je suis pas aussi cinglée que ta soeur, hihi! Alors... Qu'est-ce-qu'on pourrait manger... Lalalala. Mais oui, une pizza! Commande nous une pizza. Enfin non. Je vais le faire! "

Bondissant hors du canapé, elle fila jusqu'au téléphone avec une telle hâte qu'on peinait à croire qu'elle eut mangé une heure plus tôt. Harley saisit brutalement le combiné avant de taper sur les touches à les expulser de leur emplacement. Elle était excitée, elle se précipitait, elle s'était lancée un objectif, moindre, certes. Mais tout de même. Elle semblait connaître le numéro par coeur d'une pizzeria, puisqu'elle n'eut besoin de demander quoique ce soit à Gwen. En réalité, elle n'en eut besoin uniquement car, elle n'allait pas commander une pizza. La jeune femme jeta un bref coup d'oeil à son avant-bras, avant de coller le téléphone à son oreille. Elle hurla:

" Poussin, poussiiiiiiiiiiiiiin! Oh tu me manques. P-pardon. Je ne savais pas moi que tu étais occ... Mais poussin! Je me suis échappée pour toi! Où est-ce qu'on peut se voir? Merci mon poussin! Que-quoi? Mais, tu viens à peine de décrocher... D'accord... Alors à demain, mon poussin! "

Et, elle lâcha le combiné qui s'écroula sur le sol. La bouche entrouverte, des myriades mots tentaient de s'échapper. Les mots qu'elle aurait dû dire au Joker. Les mots qu'elle s'était répétée toute la nuit. Vainement, encore une fois. Tout ses efforts semblaient vains. C'était le problème de la passion. De sa passion. Elle n'avait pas de sens, et était éternelle. Les hommes prêts à la séduire, il y en avait des tas. Mais elle. Elle était à tout, pour une seule personne. Une qui l'abandonnait. La rejetait. Une qui ne lui donnerait pas ce dont elle rêvait. Pourtant, elle avait toujours ce rêve idiot au coin de l'esprit. Celui d'une famille. Heureuse. Soudée. Sensée. Se rasseyant lentement sur le canapé, le teint livide, et des larmes inexistantes coulant sur ses joues, elle déclara, le regard bleu planté sur le mur face à elle, que sa pizzeria avait fermé. Ce n'était pas le cas. Elle n'avait juste pas le courage de s'y lancer. Elle n'était alors plus là. Harley était plongée dans ses doutes. Ses pensées. Ses visions et ses voix. Elle ne savait plus. Elle ne savait rien. Elle était perdue. Perdue entre un rêve raisonnable et une réalité insensée.


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Aelys Redblood
MessageSujet: Re: aucune échappatoire. (gwen & aelys)   Mer 28 Sep - 21:50




Aelys avait remarqué que quelque chose n'allait pas chez Harley. Elle avait beau être folle et psychopathe elle savait qu'un jour ou l'autre elle devait être là pour sa bichette et ce jour est arrivé.


-Bichette? Ça te dirait une soirée détente légèrement alcoolisée? Telles des personnes raisonnables?


Elle riait de bon cœur. L'alcool ne faisait qu’accroître ses pulsions sadiques de cannibale. Surtout le Whisky qui lui donnait envie de démembrer ses victimes. Elle n'était pas trop du genre à boire avant, mais maintenant peu importe l'alcool elle le boit sans problème.
Elle ferait n'importe quoi pour sa camarade d'asile, même si elle doit y payer de sa vie. C'était sa devise."Si tu ne manges pas quelqu'un, prends en soin !" Elle avait quand même gardé une infime part de sa vie d’avant. C’est vrai, Harley était son amie, jamais elle n’aurait eu l’idée de la manger ou de la séquestrer quelque part comme ses anciennes victimes ou compagnons de cellules. Et même si elle le niait, elle ne serait pas « la personne qu’elle est aujourd’hui ».


-Gwen! Ta voisine-là... Elle m'a bousculée... Sans s'excuser! Beh je l'ai mangé....

Elle riait! Même si sa voisine se serait excusée elle l'aurait mangé. Après tout... C'est de la nourriture gratuite. Elle courra vers une sorte de grande armoire à vêtements, prit une chemise a son frère. Elle enleva son haut taché du sang pourpre de sa dernière victime et mit le chemisier qu'elle boutonna jusqu'au nombril et attacha les deux extrémités de sorte à faire un «noeud Papillon ». Elle faisait comme chez elle. Peu importe ce que son frère pouvait lui dire, elle faisait ce qu'elle voulait.Le fait d'être une cannibale la rendait supérieur a son frère. Il ne pouvait lui dire non et c'était déjà le cas avant « L’accident ».

-J'te prend ça!

Elle alla devant le mirroir histoire de se rendre "présentable".Elle tourna la tête vers son amie,qui elle avait une mine triste.

-Ça va allez, Bichette?


(Ptite musique qui va avec)


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